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Conférence sur la solidarité à l'hôpital

Chapelle, 7 mars 2012

Conférence « La Solidarité à l’hôpital Saint-Louis »

Extraits des interventions de :

Catherine de Préville :

Les soignants témoignent de la solidarité entre eux et ont conscience d’être trop souvent pris par l’urgence du quotidien. Ils sont heureux de savoir que les familles, les amis, l’aumônerie, les associations visitent les malades qu’ils suivent. Il est beau de voir comment une famille venant visiter son proche peut être prévenante pour le voisin de chambre. Les malades qui nous ont quittés ont pu être entourés. Leurs familles témoignent de la présence des équipes soignantes dans le soin, l’attention, le dévouement jusqu’au bout. Au sein de l’équipe de l’aumônerie, chacun de nous a des talents qui cimentent la solidarité entre nous. Nous visitons les malades au nom de l’aumônerie catholique. Notre fonctionnement évolue pour le service des malades. Le Seigneur nous conduit sur le chemin des patients hospitalisés. Lorsque nous sommes mal reçus par un malade, la seule chose à faire est de respecter son espace de liberté. La plupart du temps nous sommes bien reçus. La personne malade, malgré sa situation, est ouverte, accueillante. Elle nous enseigne l’humilité, nous révèle la miséricorde de Dieu. En contemplant avec le regard de la foi la pauvreté du malade, nous l’aimons. Etre ainsi devant un malade renvoie chacun de nous à ses pauvretés, ses fragilités. En s’acceptant tous tels que nous sommes, nous aspirons à une solidarité authentique. La Solidarité forme un tout. A elle seule, elle soigne. L’unité dans la solidarité fait bloc, aide, encourage, appelle à se connaître soi-même, remet debout.

Jacques de Virville :

Je suis diacre permanent au service du diocèse de Paris. Ordonné depuis 1993, garder une dimension de charité dans mon ministère a toujours été un point important. Il y a une douzaine d’années, j’ai pensé à la visite des malades, encouragé en cela par mon vicaire général. Dieu a bien voulu me donner une confirmation de ce bon choix par la paix qu’il m’a donné dans l’exercice parfois difficile et périlleux de la visite des malades ; j’ai aussi éprouvé la joie d’être bien là où Jésus m’avait demandé d’aller, dans un des services de l’hôpital Saint Louis. Difficile de vous communiquer ce qu’on peut ressentir quand on réussit à tisser un lien avec un malade, de même que la tristesse qui peut saisir le visiteur quand il voit celui ou celle à qui il finit par s’attacher s’en aller petit à petit irrémédiablement. Il me faut aussi évoquer les visites au service de réanimation. Dans un environnement impressionnant d’appareils et de bruits divers, je contemplais le malade, inconscient. Je lui parlais parfois dans le creux de l’oreille, ne sachant s’il m’entendait mais me faisant présence de Jésus à ses côtés. J’ai essayé, j’essaye toujours d’être témoin de l’amour de Dieu envoyé auprès de ceux qui souffrent. Qu’ils puissent au jour de ma mort, m’accueillir au royaume des cieux pour continuer ce bref contact que j’ai eu avec eux.